Est-il possible que notre époque ait vécu
Que sur notre ère coulent les larmes et l’ichor?
L’éternel recommencement, encor, encor,
Sera-t-il salutaire à nos âmes vaincues ?
Dans quel abysse effrayant devrons-nous sombrer
Avant de ne sourdre, peut-être immaculés?
A moins qu’à jamais nous demeurions obombrés
Des tentacules noirs et désarticulés
De l’insidieuse et pernicieuse pourriture
Qui infecte, puis gangrène, septicémise
Notre muse, Gaïa, éternelle promise
Qui convulse puis succombe, quelle aventure!
Telle la licorne brisée de fortraiture
Pourrons-nous nous relever, raison retrouver
Cesser funestes jérémiades controuvées?
Le jugement dernier sera-t-il forfaiture?
Ou pourrons-nous à nouveau croire en la nature
Si bienveillante de nos frères de pâture
La haine et le son de l'hallali improuver
Le jugement dernier sera-t-il forfaiture?
Ou pourrons-nous à nouveau croire en la nature
Si bienveillante de nos frères de pâture
La haine et le son de l'hallali improuver
Et enfin un peu d’humanité éprouver?
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire